| Annoncer l’Évangile à l’ère de l’Internet |
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Le 20 novembre 2007, j’ai eu le privilège d’être reçu par le Saint-Père, le Pape Jean-Paul II. Je n’étais pas seul, bien sûr. Nous étions plus de deux cents personnes à nous rendre chez lui ce matin-là, en réponse à son invitation. Nous étions réunis à Rome pour la fondation d’une nouvelle association catholique mondiale dans le domaine des communications, SIGNIS. Nous adressant la parole dans la magnifique Salle Clémentine, le Saint-Père a accueilli la création de cette nouvelle association comme un événement important en ce début de millénaire. Il nous a dit son espoir que SIGNIS contribue « à proclamer l’évangile de salut du Seigneur dans le monde du cinéma, de la radio, de la télévision et, maintenant, de l’Internet ». Il nous a invités à mettre les nouvelles possibilités des moyens de communication au service de la mission de l’Église de « faire connaître et aimer le Christ par tous ». Le Saint-Père a ensuite insisté sur deux priorités, qui nous rejoignent tous. Elles portent sur les valeurs et sur l’éducation. Les valeurs religieuses et spirituelles dans les médias Il faut s’assurer, nous disait le Pape, que la dimension religieuse et spirituelle ne soit pas négligée dans les médias. C’est tout un défi et nous avons tous un rôle à jouer, même en tant que simples auditeurs ou téléspectateurs. C’est facile, en effet, de critiquer dans son salon, mais cela ne donne pas grand chose. Mais nous pouvons tous faire notre part pour améliorer les choses. Par exemple, on devrait toujours prendre le temps de féliciter et d’encourager les artistes ou les journalistes pour tout ce qui se fait de beau et de bon. L’annonce de l’Évangile peut commencer par la promotion de l’entraide, du partage, du pardon, de l’accueil, du bénévolat, du don de soi. Si l’on veut continuer à voir, entendre ou lire des productions de qualité qui font place à de telles valeurs, il faut se donner la peine de le faire savoir. Une courte lettre ou un coup de téléphone à une station de radio ou de télévision, par exemple, peuvent avoir beaucoup d’importance. C’est facile et tout le monde peut le faire. On est parfois surpris ou même choqué par ce qu’on voit ou entend dans les médias. C’est un peu normal, car les médias sont une place publique où toutes les opinions peuvent s’exprimer. Il arrive donc, bien sûr, que des idées, des valeurs ou des styles de vie différents soient présentés. Comme chrétiens, comme catholiques, il peut arriver que nous soyons en désaccord avec telle idée, tel comportement, telle valeur proposée dans une émission ou dans un article. Si, à nos yeux, ça va trop loin, nous avons aussi le droit de le dire! C’est même une responsabilité: si nous gardons le silence, qui parlera à notre place? Éducation et usage responsable des médias Lors de l’audience du 20 novembre, le Saint-Père a aussi insisté sur l’éducation et la formation. Il a souligné le fait que les enfants et les adolescents sont de grands consommateurs des médias. Il faut, disait-il, « enseigner l’utilisation sage et responsable des médias » et prendre conscience de la grande influence des médias dans nos vies personnelles. C’est une invitation qui nous concerne tous. L’Internet au service de l’Évangile Deux jours après cette audience, le Pape publiait un message à l’intention des habitants du Pacifique. Les journaux l’ont montré assis devant un ordinateur: il avait en effet choisi d’envoyer son message par Internet! C’est dire la valeur que ce nouveau média prend aux yeux du Saint-Père. On ne s’étonnera donc pas du fait qu’il ait proposé, pour cette Journée mondiale 2002, le thème de l’Internet comme « nouveau carrefour pour l’annonce de l’Évangile ». Et n’oublions pas la prière! Cette Journée mondiale consacrée chaque année aux médias est une initiative de l’Église qui remonte au Concile Vatican II. Prenons soin d’y associer notre prière personnelle et celle de nos assemblées de ce dimanche. Prions pour les artisans des médias: les auteurs, les artistes, les journalistes, les animateurs, les vedettes, les techniciens, les propriétaires, les décideurs, les bénévoles des médias communautaires, et j’en passe. Et accordons enfin une place toute spéciale, dans notre prière, aux personnes qui travaillent aux communications dans l’Église et pour l’Église: dans les diocèses, dans les mouvements, dans les paroisses; à la radio, à la télévision, dans les journaux, les bulletins paroissiaux et les périodiques, sans oublier, bien sûr, l’Internet. Bertrand Ouellet Source: |
| Mise à jour le Vendredi, 06 Novembre 2009 13:09 |